• L'Infini [8ème fragment du cycle de Ed End 's Psychic Show]

    [Ce n'est qu'une version provisoire, la suite de cette nouvelle est écrite et n'attends que d'être remaniée.]

    L'INFINI.

    « Il rejeta la séduisante hypothèse : « tout cela n'est qu'un rêve, car pour le rêveur, le monde des rêves est un monde réel auquel il est aussi dangereux de s'abandonner, que de s'abandonner aux réalités de la vie. En outre, il ne rêvait pas : il en était certain. »
    Extrait du recueil « Poussière de lune» par Thomas DISCH.

    36

    Les rêves...
    Quand on voit un rêve, on ne se déplace pas.
    On est dans cet univers et on s'observe dans un autre univers.
    Si on regardait un autre univers de l'intérieur, on le verrait comme l'on voit celui qui est autours de nous.
    C'est la Salvia qui m'a donné cette idée.
    J'étais sûr que c'était une clef.
    La clef pour voyager dans d'autres univers.
    Pas les observer d'ici comme sous LSD, mais aller les observer sur place, in vivo veritas.

    35

    J'ai frappé, j'ai entendu la serrure cliqueter et la porte a grincé.
    Une bouffée de chaleur m'a accueilli.
    L'appart de Nag, c'est un peu de la jungle tropical, en plein cœur de Maudit. Les radiateurs électriques sont bloqués à fond pour pas que son boa attrape froid. L'iguane crapahute sur le dos du canapé. La table est couverte de graphs. Dans un coin, il y a la carcasse de son ordi et pleins de câbles qui en sortent.
    Je me pose dans le canapé.
    +Salut. T'as l'air de péter la forme... Toujours sur ta BD ?
    * Ouais, je l'ai recommencée. J'avais dans les 20 pages, mais cette saleté d'ordi à grillé.
    J'ai pris un tournevis et je me la suis joué matador... Technologie à la con.
    J'ai recommencé l'histoire. J'ai viré le singe, trop cliché. J'ai fait une petite pieuvre mutante à la place. Tiens regarde comme elle est chou. Là, elle vient de trouver un énorme champignon et elle se demande à quoi ça peut servir.
    +Cool.
    *Et toi qu'es tu deviens ?
    Bah, je cherche des infos sur une plante.
    Tiens, regarde, cela te dis quelque chose ?
    *Non.
    Tu devrais demander à Ed, il doit pouvoir trouver ça sur le Web.
    *Ouais t'as raison.
    Je vais faire un saut chez lui...

    34

    Tout a commencé quand j'étais allongé dans mon lit, par ce qu'on appelle couramment un insight.
    Une révélation soudaine d'une vérité essentielle. Je l'ai mémorisée sous le nom de « strates » car son origine c'est cette hypothèse : que les âmes quand elles n'animent pas un corps tombent comme des feuilles en strates et cette manne, l'essence de l'être, ce magma, c'est l'inconscient collectif.
    Mais ensuite elle a engendré des ramifications multiples. En plus ce qui rend délicat les explications c'est que cette hypothèse n'est qu'une approximation simplifiée, une béquille pour avancer un peu plus loin.
    Au delà de la surface de la réalité, on découvre qu' il n'y a qu'un magma, le jeu de la rigidité et du mouvement...
    Des structures plus stables dans le flux des possibles, des fantasmes. La vie en est un.
    La mort aussi, ou n'importe quel autre univers.
    Des ramifications multiples...
    Derrière cette hypothèse, on meurt chaque soir un peu.
    On devine les réponses de bien des questions que la science n'a su expliquer.
    Tel : l'accès pour un individu donné a des données inconnus...
    A partir du moment où les âmes viennent au contact des autres, elles peuvent communiquer entre elles.
    Certaines branches sont si fines que l'on les croirait négligeables, pourtant ce sont elles qui mènent aux fleurs. Exemple : un rêve serait la vision d'un autre univers, vu de notre univers. Si on regarde ce rêve de son intérieur, on a ce que nous appelons la réalité...
    Les fleurs... Fleurs de pensées violettes qui s'éclaircissent avec le temps... le flux des pensées sur le point d'émergé est brutalement interrompu par la sonnette, Salvia rentre.
    +Salut tu va bien ?
    –Ouais, comme un ange dans la bouche de dieu. Je viens de passer voir Nag. Je cherche des infos sur cette plante, tu peux me trouver ça ? Salvia... Oui comme moi, c'est pour ça que je cherche à en savoir en peu plus.
    -Et elle vient d'où ?
    +Quoi ?
    -Ben ta photo, elle vient d'où ?
    +Tu te fous de moi ?
    Tu viens de me l'imprimer.
    -Hé, c'est toi qui charrie, tu viens de rentrer avec ton print de Salvia Divinorum, et tu me dis que c'est moi qui viens de l'imprimer ?
    +Attends c'est toi qui vient de me dire que tu avais trouvé ça sur le net en cherchant la formule du LSD pour Nag !
    -Ouhalala, je dois débloquer grave, laisse, je sais pas ce que je délire... c'est pas grave.

    33

    J'ai trouvé.

    Salvia Divinorum, il y a cinq stades qui correspondent aux lettres du mot « Salvia », celui de la Vision à l'air terrible, je te lis :
    « Niveau 4 : V pour état Visionnaire Vif. Des scènes en trois dimensions, complexes et réalistes, apparaissent. Parfois, on entend des voix. Les yeux ouverts, le contact avec la réalité n'est pas complètement perdu, mais les yeux fermés, vous oubliez le consensus de la réalité et entrez dans un rêve. Faire des voyages shamaniques vers d'autres terres, étrangères ou imaginaires ; des rencontres avec des êtres, des entités, des esprits ; des voyages vers d'autres temps... Vous pouvez aussi vivre la vie d'un autre. Vous êtes dans un état de rêve éveillé. Les yeux fermés vous nagez en pleine fantaisie. Aussi longtemps que vos yeux seront fermés vous pourrez croire à ce rêve. »

    J'ai trouvé une clef pour ouvrir ma cage...

    +Ouais, on dirais la pub d'une agence de voyage !
    Légèrement hallucinante la plante, je me demande pourquoi mes vieux m'on appelée comme ça ?
    -Bah, ils savaient sans doute pas ce que c'était.

    Une fois Salvia partie, je suis resté seul avec mes pensées, en particulier l'idée qu'il y aurait de quoi faire une chouette nouvelle un peu retro / cliché, sur la thématique des voyages dans les univers parallèles. Et surtout cela me permettrait d'y greffer l'air de rien mon hypothèse sur les strates...

    Ce n'était pas la première fois que j'utilisais mon quotidien comme pain pour ma soupe fiction. Le plus souvent la réalité dépasse la fiction. Et la contradiction d'être reconnu comme jeune auteur de fiction, alors que je n'ai jamais vraiment réalisé une fiction dans le sens premier du terme.

    Fiction ?

    Non.
    Le même poème répété à l'infini.
    Un jour de ma vie.

    Hypothèse en forme de cerisier japonais ?
    Les fleurs...
    Parfois leur beauté est affolante.

    Au centre il y a le mécanisme pur, action / réaction.
    En se décentrant, on atteint d'abord la réflexion, puis l'imagination et enfin le rêve.
    Le décentrage ou la capacité a être moins incarné dans son corps pour puiser plus dans les ressources des strates.
    Se nourrir de la manne.

    Imaginer, c'est tout simplement pécher des idées dans d'autres univers...

    Voilà les fleurs.

    .../...

    15

    Salvia prit le volant entre ses mains.
    Elle mit en marche le moteur.
    Le feu des phares éclata sous la pluie.

    Nous, nous sommes enfoncés dans la nuit.

    Bribes de phrases, noyés dans la musique.

    +Je ne crois pas...
    -Tu sais quand on est là,
    le temps n'existe pas : ni présent, ni passé, ni futur.
    Ce qui est dur, c'est qu'alors, on a déjà atteint notre propre mort.
    On l'a, déjà dépassée et pourtant on est là.

    +Je ne sais pas pourquoi dans l'infini,
    les « je » se muent en « on ».
    -Peut être, qu'ici, je suis seul et dans l'infini, nous sommes ensemble ?

    Pour parler de l'infini, il faut se décentrer. Alors le corps ne mémorise pas.
    Seul quelqu'un qui écoute l'infini pourra agir, car ceux qui délivrent sa parole, ne peuvent pas savoir.
    A peine se douter.
    Pressentir.

    -Et toi, si tu réalises ce rêve d'un univers où les rêve se changent en réalité. Alors tu croiras mettre à mort l'infini.
    En réalité, l'infini ne mourra pas, il sera juste projeté dans une autre dimension.
    En faite, c'est comme créer un axe des dimensions.
    Rien ne changera vraiment, pour ceux qui restent là, mais ailleurs l'Ed End existera.

    Donc j'errais avec mon idée d' « ici est un rêve vu de l'intérieur ». Il n'y a que des rêves. Un infini de rêves.
    Mais j'ai rêver de l'Ed End.
    J'étais dans la voiture de Salvia.
    Et je disais ce qui me passait par la tête donc mon idée d' « ici est un rêve vu de l'intérieur ». Un infini de rêves.
    Mais j'ai rêver de l'Ed End.

    14

    J'étais dans la voiture de Salvia.
    Je disais ce qui me passait par la tête en m'amusant du surréalisme de la scène.

    Salvia, ce qui est magique, c'est qu'elle accueille les pires folies comme les plus grandes banalités, sans distinction.
    A moins que ce ne soit moi qui m'imagine que l'on puisse faire une différence.

    Quand, j'ai vécu cette scène, elle conduisait et de temps en temps, le blanc de ses yeux regardait là où je n'étais plus. Sans voir que j'avais disparu.
    Quand je l'ai écrit, elle avait changée, son corps était devenu comme un mannequin de papier.
    Sa gorge tendue, sa tête rabattue contre l'appuie tête.
    Ses mains crispées s'était fondues dans les mouvements du volant.
    Ses bras comme près à se déchirer.
    Le volant tournait dans tous les sens comme une gouvernail dans les mains de la tempête.
    A un endroit de la route, elle freine et s'arrête.
    La voiture ne bouge plus.

    13

    Devant nous traverse un homme.
    Il est noir et boîte légèrement en marmonnant quelque chose le regard perdu dans le vide.


    La voiture ne bougeait plus.

    Des éclats de lumière traversaient la pluie pour venir la percuter.

    Elle n'était plus vraiment là.

    Pourtant, je continuais de raconter mon histoire.


    12

    Technique d'écriture de dialogue pour mes nouvelles futures :

    Tous les personnages s'expriment comme dans un long monologue fait de pensées, de questions et de réponses.
    Décalés.
    Les personnages se croisent, noyés dans des phrases illuminées.
    Rarement le silence vient se nourrir de leurs vies.
    Quand il est là, les émotions ne sont pas loin.
    Et parfois l'on voit un geste porter un message.
    La seule communication possible sur cette terre est la communion.
    Les gestes, ses fragments, doivent se rapprocher, pour lui donner naissance.

    Les corps dialoguent.
    Quelques heures.
    Au-delà du vernis des paroles,
    durant le chant des souffles,
    la mort et l'amour se confondent.
    Communion.
    Union

    0

    Si les humains ne se parlent pas c'est qu'ils n'ont rien à dire.

    18

    Pour écrire l'Infini,
    j'ai fais la liste de ce que l'on peut faire dans une vie.

    Mourir et naître.
    Aimer être aimer.
    Manger être manger.

    Dormir ou voyager.
    Penser et oublier.
    Ecrire et lire.

    Se lever et se coucher.
    Sourire ou pleurer.
    parler et se taire.

    Tuer et mettre au monde
    Frapper ou caresser.
    Arracher et donner.

    ...

    [Un chœur de chiens morts :]

    De notre vie est né un univers. Tu lui manques tant.


    Alors qu'en définitive ce n'était rien.

    Rien qu'un peu de pluie, qui se mêlait à mon sang.
    Pour prendre le reflet carmé, dans un acte délibéré.
    La joie de s'être libéré.
    Ma peau comme une enveloppe déchirée.
    Abandonnée à mes pieds.

    Puis j'ai commencé à écrire toutes ses choses.

    Elle est étendue là près de moi, à quelques pas comme morte, la lumière rouge de l'aube sur sa peau évoque le sang.
    Elle ne respire pas ou si peu.
    J'écris.
    Et la plante grandie.
    Salvia s'étend.
    Une fleur s'entrouvre pour libérer le parfum.
    Envie de l'arracher, et de goutter ses feuilles séchées.
    Je la laisse se nourrir de ma vie, avant de partir avec elle.
    Explorer l'infini.

    L'or du soleil coule au travers des feuilles du yuka.
    Comme en fusion, sa silhouette s'estompe.
    Une main, le long de mon pied, glisse.
    Elle ne s'arrête pas.
    Son rire de joie, accompagne, l'ascension de Salvia.
    Le long de mon ventre, jusqu'à poser ses lèvres, dans mon cou et souffler sa chaleur intérieure, dans le creux de mon oreille.
    Elle est moite.
    Son sexe sur mon sexe, humide et accueillant.
    J'ai envie de toi.
    Nos deux cris télescopés.
    Le rire est dans nos esprits, mais nos corps s'appliquent à haleter en cœur.
    Nos souffles mêlés. Entre nos coups de langues.
    Assoiffées.
    Je te bois et tu me bois.
    Je t'aime.
    Encore, nos cris, télescopés.
    Nos pensées s'aiment.
    Nous formons un œuf.
    Au cœur duquel s'ouvrent les mondes.
    Le multivers prend vie dans nos esprits.
    L'orgasme extatique nous saisi.
    Nous partons ensemble, explorer l'infini.

    8

    Elle devient, si proche, qu'elle se fond, en moi, c'est comme si je n'arrêtais plus de la rencontrer.
    Salvia, me traverse comme une pulsation.
    De chaque siège, des silhouettes indistinctes viennent se pencher sur notre corps endormi.
    Leurs visages scrutent l'avenir dans nos yeux grands ouverts, nous, nous sommes ailleurs.

    Ailleurs est infini.

    7

    J'accompagne mes pas, dans chaque univers. Mais vu de l'intérieur, aucun n'est surprenant, tous semblent aussi factices que celui d'où nous venions. J'essaie, l'un après l'autres, tous ceux qui se présentent à moi. Comme un courant, une conscience, qui se déploie. Puis, quelque part au cœur de cet infini. Je découvre. D'où je viens.
    Je découvre qui je suis.

    6

    L'Ed End est un instant, l'instant de grâce, fragile, la clef d'une vie.
    Un instant merveilleux où l'on peut s'abîmer, mais goûter cet instant, c'est connaître la mort, c'est quitter le temps. Je cherchais l'infini, et j'ai trouvé l'unique.

    5

    Enfant mort né.

    Qui s'est imaginé un univers.

    [Un chœur de chiens morts :]

    De ma vie est né un univers. Mais tu lui manques tant.


    Alors qu'en définitive ce n'était rien.

    Rien qu'un peu de pluie, qui se mêlait à mon sang.
    Pour prendre le reflet carmé, dans un acte délibéré.
    La joie de s'être libéré.
    Ma peau comme une enveloppe déchirée.
    Abandonnée à mes pieds.

    4

    Derrière moi résonnent mes pensées.
    Elles s'agitent, par vagues et, comme un pantin dans la main d'un marionnettiste, je prend mon envol.
    Grotesque deus ex machina. Agité de soubresauts. Assailli de doutes.
    Si l'on ne sait pas qui l'on est, il est dangereux d'être son propre esclave.
    Je me suis conduit à la mort, comme on se conduit à une fête. Baigné des relents d'autres fêtes. Avec l'envie qui s'éveille en moi. Insatiable et assoiffé. Elle s'apprête à se jeter dans le miroir. Et de chaque coté par miliers ses éclats. Spores féconds. Vont leur chemin. Seul je suis prisonnier, d'un rêve, que tous ont oubliés.
    Je suis celui qui fut pour qu'ils ne soient plus. Je suis celui qui n'est plus pour qu'ils soient.
    Ce monde est né de la mort. L'humanité hait ce dérèglement sublime qu'on appelle liberté.

    3

    Mais à l'instant où je t'ai quitté, j'ai tellement souffert de notre séparation,
    que mes souvenirs futurs essaient encore à ma place de faire le chemin du retour de toi à moi. De la mort à la vie.

    Mais la source s'est tarie.

    Et ils se surprennent pris de convulsions, dauphins dans ton lit asséché. J'ai peur que de ce charnier ai coulé un autre sang, une autre vie, qui se soit substituée à celle que l'on connaît. L'eau de la vie. Eau du néant. Ils sont devenus des spectres aveuglés et continuent leur chemin dans la source infini du néant.

    J'aimerait ne pas être celui qui erre le long des rives. Désolé d'avoir dans sa folie, emporté l'illusion de la vie.
    Ici les arbres sont racornis et tremblent dès qu'on éloigne d'eux le regard.
    Je sens leurs racines qui accompagnent mes pas.
    Comme une ombre suit la vie.
    Dans chaque univers ?

    2

    Pourtant, je me suis perdu trop longtemps. Et cet univers où j'existais, n'est plus habité.
    La grotte où je t'avais rencontrée a perdu son éclat et par là même, toute sa végétation.
    Je n'ose pénétrer au-delà de l'entrée.

    La porte s'est effondrée rongée par le temps.
    La maison où notre enfant est né n'a plus de toit et ses murs sont effondrés.
    Seules quelques pierres témoignent que cette ruine fut autrefois notre demeure.
    Elle ont l'éclat gris de la magie passée. Cet univers d'où la vie s'est retirée.
    Je me suis perdu trop longtemps, et quand je suis revenu, le temps avait tout dévoré.
    La source s'est tarie. Je n'arrive même plus à me souvenir de toi.
    Je ne sais pas pourquoi je suis rentré. Etrange pèlerinage, au pays maudit.
    Je voulais aller explorer d'autres lieux, d'autres vies.
    Mais pour moi, il n'y a qu'ici. Je suis là où reposent toutes les voies et qu'aucune ne vaut d'être prise en soi.

    1

    L'infini s'est fané.

    Je n'arrive plus a penser de façon ordonnée et linéaire.
    Le végétal tisse la trame des possibles.
    Je suis ici. Là où repose toute les voies et qu'aucune ne vaut d'être prise en soi.

    20 0, 300 mètres plus loin.
    Juste après un virage.
    Il y a une carcasse de voiture carbonisée au milieu de la route et sa portière que le vent fait claquer.

    Claquer.

    Claquer.

    21

    Elle me dit qu'il est bizarre.
    Je lui répond que quand je croise des personnages comme lui, je les considère comme des êtres de magie, des mojos.
    Cela provoque des évènements irrationnels quand je les rencontrent.

    (22)19

    Je n'essaierai plus d'ouvrir la portière, m'éjecter de la trajectoire folle qui nous mène au brasier.
    Car quand on s'échappe on fini par être dans tellement d'univers,
    Qu'on se fond avec la constante vie.

    18 Cette énergie qui anime les corps et rêve les décors du théâtre organique.

    17 Toutes les réponses finissent par venir quand on ne pose aucune question.

    16

    Je me suis penché sur les pages détrempées par l'eau de mes larmes.

    J'ai trop bien compris l'histoire de ma vie.
    Ou son illusion.
    Sous cet univers parallèle.
    Dans cette nouvelle.

    Comme de l'essence sur un miroir.
    Je me souviens comme j'aurais voulu oublié.
    Mais la plaie doit restée béante, car désormais mon corps exsangue n'a que cet asile pour ma vie.

    272826

    Huumuiuionnn......

    282627 +ça va ?

    Salvia le regardait.

    +262728 J'ai l'impression qu'il ne s'est rien passé.
    Pourtant j'ai l'impression que ce rien pourrait tout contenir.

    +29Et toi tu as vu quoi ?

    - Comme de l'essence sur un miroir.
    + Vas y je parle sérieusement.

    -J'ai l'impression...
    Aie ! : Tu fais mal.
    -J'ai vécu tous les possibles et il y en avait un qui avait un parfum à nul autre pareil.

    -C'est celui que je suis.

    Dorénavant j'ai conscience et je ne cesse de voyager d'un univers à un autre.
    En disparaissant de la sorte, c'est comme si l'abîme était né d'un seul miroir
    qui se renvoyait à jamais sa propre image et je ne suis plus un Echo. Mais miroir. Pan.
    Et cela est, sera et a toujours été.

    31 L'homme noir pivote devant nous.
    Il porte ses mains à sa tête en tremblant.

    La voiture ne bougeait plus.

    Des éclats de lumière traversaient la pluie pour venir la percuter.

    Il a sa bouche qui crie :

    « Les temps qui courent.
    Argent roi. Médecine reine.
    La télé est ma femme.

    Horreur. Horreur.

    Il y a eu des morts.
    Il y en aura encore.

    On ne se libère pas d'une dictature avec des mots.
    Ce qui est dur,
    - c'est qu'il y ait des gens qui croient que les chiens du pouvoir, sont autre chose que ce qu'ils sont.
    - c'est qu'il y ait tant de gens qui se résignent à la dictature voir la défende.

    Quand une élite ne joue plus le jeu des sondages, elle risque fort de se donner les moyens de juguler le peuple. »

    30

    Et tout s'est effondré.

    Je ne croyais pas qu'elle existait.
    Portant quand elle est disparue. J'ai senti son absence.

    Elle n'était plus vraiment là.

    Et tout s'est effondré.

    L'horreur a envahie le quotidien.

    La chasse aux déviants
    se fait au vu et au su de tous.

    Ceux qui dénoncent sont sures d'être tranquilles.
    Du coup, c'est rapidement devenu le sport national.
    Sachant que chacun est fiché. Cela se traduit par des points « citoyens ».
    A les entendre, ce dispositif n'aggraverait pas l'inégalité sociale, il s'agirait même d'un progrès, car tout le monde dispose du même quota de point à la naissance.
    On en perd un certains nombre de ces points, lorsqu'on conteste une décision gouvernementale.
    A part le fait que c'était plus politiquement correct que de faire une échelle avec des points de déviance,
    cela revient au même.
    Si l'on veut essayer de regagner des points « citoyens », il faut aller travailler dans un « Centre de Reformatage Dans l'Intérêt Général. » C'est possible qu'eux appellent ça plutôt : STage de Formation dans l'Intérêt Général. Où quelque chose dans ce genre...
    Les gens y sont surexploités et regagnent peu à peu, mais difficilement les points « citoyens ». Même si il est possible d'en racheter en faisant des dons importants, seule une minorité peu se le permettre.

    Pourquoi es ce si important de ne pas perdre ses points citoyens ?

    Parce que pour accéder à un travail, il faut avoir suffisamment de points « citoyens ».
    De même que pour pouvoir exprimer ses opinions publiquement. (s'exprimer publiquement.)
    ...
    Bref, les déviants n'ont aucun droit.

    Si ce n'est celui d'être plus ou moins esclave dans les C.R.D.I.G


    Autre échelle de mesure de la carte d'identité 2007 :

    Au cours du second semestre le dispositif est renforcé.
    Les points consommations donnent droit à autant de points citoyens.

    Il faudrait croire que ce n'est pas une façon peu discrète de privilégier les élites. (fortunées).


    29

    De toute façon, si je n'étais pas parti maintenant, que serait il resté de moi ?
    Ils m'auraient enfermé, dans un HP parce que je ne suis pas leur rationalité, leurs pensées étriquées, parce que j'ose rêver.

    Il m'aurait enfermé dans un mitard, parce qu'un petit fasciste de la sncf veut m'écraser de son autoritarisme, et que je ne me laisse pas écraser.

    Il m'aurait tué par accident un énervé du volant un de ses intolérants qui se foutent bien d'écraser chien ou enfant, car il n'y a qu'eux qui comptent.
    Moi qui voulait mourir en déconnant sur une montagne, en yougoslavie, sous acide, naturellement, a discuter philosophie avec les loups.

    Mourir de joie de n'avoir pas de place, d'étouffer sur ce monde charogne.
    Gangrené par quelque chose qui n'a rien d'humain. Vermines qui prônent le profit (par l'exploitation de l'homme par l'homme) la surconsommation (exponentiel) le culte du conformisme (bariolé) le culte de l'Ego (l'égoïsme et de l'égocentrisme), ces ambitions démesurées de la race dominante. Ambition, performance, absolu perfection. Et autres folies chaque jour plus extrêmes. Quel est l'absolu de l'exploitation de l'homme par l'homme, l'oppression dans l'horreur, pour des châteaux en Espagne, richesses illusoires. Sous forme numéraire.

    Un pays tout entier qui adule le totalitarisme.
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  • Commentaires

    1
    Vendredi 18 Septembre 2009 à 11:48
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