• L'INFINI : dernière mise à jour. [Partie I ]


    Comme je risque d'affiner l'Infini jusqu'à la fin de l'année, j'ai décidé de te proposer de suivre son évolution. Au fil des versions certains passages seront réécris, d'autres supprimés, d'autres ajoutés dès qu'il seront réécris, d'autres seront déplacés, développés ou écourtés. Les dialogues utiliseront une couleur différente pour chaque personnage. A termes la version finale sera présenté sur une page dont l'interface est déjà conçu. A chaque affichage c'est un paragraphe différent qui apparaitra.



    [Version raccourcie : 71 pages des 88 pages écrites au 01 Novembre 2005]






    Notes sur l'éveil :
    Lundi 27 avril 2005, deux mètres après avoir détruit mon chemin un ouvrier de la maintenance est gravement blessé.

    L'univers s'équilibre avec le temps.

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    OO. Resumé de l'infini.

    Voyage dans les mondes archétypiques
    ...
    Mardi 26 avril 2007, je vois enfin le système strate. Certaines zones du rêve du fait de croyance plus fortes,
    sont plus rigides, on appelle ces zones persistantes : « les mondes archétypiques ».
    ...
    La zone d'inertie n'est qu'en surface des strates. Surface rigide, sous la croûte le magma.
    En profondeur, au cœur du rêve,
    si l'on dispose d'une structure assez forte et du pouvoir de l'animer,

    ...
    on peut y vivre.
    ...

    On évolue alors dans la trame de l'histoire.


    J'ai cru explorer des univers alors que je revenais dans la dimension originelle.


    Segment juste durant des 14 15

    OO. L'auteur annonce ses intentions.

    A l'origine, Morne, quand il écrivit ceci, (morne est un personnage imaginaire, mais paradoxe lié à l'Ed end, il utilise un personnage réel pour narrer son histoire.) souhaitait donner l'illusion qu'Ed end le contrôle en utilisant l'interface de création, pour inscrire son univers dans le réel.
    Il avait soigneusement masqué la vérité. Il s'était illusionné, pour occulter ; qu'en faisant cela, il se retrouverait projeté à l'extérieur.

    Pour ne pas qu'elle s'imagine l'assassiner.
    Car si l'extérieur n'est n'y plus ni moins qu'un fantasme, une sorte de mirage,
    cela signifie qu'en réalité, il se désintègrera.

    Quand les héros des strates discutent dans la voiture, peu à peu, le monde devient flou, la brume gagne et se ressert autour de la route. A peine, distingue-t-on, les arbres, par moment et quand un éclat resplendit, on voit le reflet de la voiture apparaître entre ces arbres, comme si, au delà, il y avait un mur d'eau, un miroir.

    Ils décrivent leurs visions. Les fruits de leur imagination.

    Quand ils s'arrêtent sur un univers qui leur convient

    Alors ils se réveillent.

    La pierre de faîte (clef de voûte.) est la source du multivers.
    Il sait que le monde qu'il a décrit, qu'il essaie de créer, où chaque pensée devient réelle, (c'est la seule évocation parlante pour l'entendement humain qui me vienne à l'esprit), existe.

    C'est la dimension originelle, c'est la source infini.

    Et c'est là qu'il se rend,
    quand il part explorer le multivers, avec l'aide de Salvia.

    Il se retrouve chez lui, au pays d'autrefois.


    Difficile de continuer de penser de façon linéaire, c'est comme une porte que l'on ouvre, on découvre le code source. Alors, c'est dur de préserver les illusions, de conserver les apparences, de continuer de faire semblant de vivre.
    C'est curieux, mes doigts courent sur le clavier sans que je puisse les ralentir. Emportés dans leur élan. Chaque fois qu'ils se posent sur les touches, j'ai l'impression que des doigts pressent de l'autre coté...
    Quand on enregistre la signification dans son esprit,
    les décor se morcellent, les personnages à nu, cachent mal les mannequins encodés.
    Et pardessus tout, on voit la vraie nature des activités de la Thanakan Corporation.
    Elle est plus qu'une multinationale. C'est belle est bien l'esprit, de cet univers.
    Elle se sert de nous comme générateur pour se créer.


    On ne peut agir contre sa volonté qu'en l'incarnant.

    C'est un rêve. Un paradoxe né de la Salvia.
    On n'y a conscience d'exister, d'être vivant hors de nos cavales.
    La clef créé une porte que j'appelle, « spiraletoile », c'est l'accès aux dimensions du multivers.

    Alors je m'adonne à l'abîme. J'existe. Au-delà de chaque forme, je suis en vie.
    Derrière chaque pierre, mon esprit. Le code source.
    La seul façon d'être et de devenir... à moins que ce ne soit deviner ?
    Naviguer, au gré des courants du vivant.

    Le seul, l'unique, l'ensemble des possibles. L'Infini.

    Le livre n'est plus inscrit, il continue dans nos cerveaux.

    Au delà, nous vivons la Division Cellulaire.
    L'être né de l'abîme qu'il ne faut pas regarder, son gardien terrifiant.

    Ed : Avant, j'écrivais des poèmes. Je m'installais à l'orée du rêve et je regardais les étoiles tomber.
    En allant les ramasser, mon chemin finissait toujours, par former, une immense spirale.
    Quand j'arrivai en son centre, je me jetai à terre et je laissais mon cœur, battre, comme une étoile.

    Des idées plein la tête.
    J'ai écris ma vie.

    Les gens souriaient gentiment, je ne crois pas qu'ils comprenaient.
    Alors, j'ai voulu écrire des nouvelles, pour qu'ils puissent, recevoir mes pensées
    et s'enivrer des fleurs du rêves poussées dans leurs jardins secrets.
    Seulement, les histoires n'étaient que des prétextes.
    Je ne me souciais même plus de leur faire croire, l'inverse.
    Ni même, de les faire douter, de leur réalité, afin de leur donner envie, de créer la leur.

    Pourtant cela aurait été facile, sans même le faire exprès, en essayant simplement de m'appliquer à ne pas le faire.

    Dans l'abîme, le personnage se retrouvait à l'orée du rêve.
    Il débordait hors et chaque fois, il se retrouvait dans un univers différent.
    Pourtant chaque fois c'était pareil : quelques pas et la mort.
    J'aurais pu le dire, expliquer que pour moi, avant chaque nouvelle, il y avait cet instant, où, je lève la tête.
    Où, je regarde le soleil et je me rappelle qu'autrefois, je ne pouvais garder les yeux dessus, sans m'éblouir. Aujourd'hui, je sais qu'il est artificiel.

    Où que je sois, ce n'est plus le pays d'autrefois.

    Ainsi, même si une nouvelle ne s'achève pas, par ma mort.
    C'est juste, que je ne raconte pas la fin.

    Avec la poésie, j'ai appris à goûter les non dits, tout ce qui est dit, dit ce qui n'est pas dit.
    Les poèmes ne sont que des schèmes à la surface de l'océan des formes, la trame qui saille et entrave l'écume.
    Des structures rigides qui animent le décor du théâtre d'ici.

    Salvia : Nos tortionnaires manquent cruellement d'humour.
    Le chaos de l'intérieur,
    à une logique
    tellement humaine.

    Ed : Où veux-tu en venir ?

    Salvia : J'essaie d'expliquer qu'Ed ne peut résolument pas être sérieux.
    Si il ouvre la porte dans la bouche de métro,
    il ne devrait le faire qu'après avoir jouer, à faire semblant de ne pas réussir à l'ouvrir.
    Quand à Nag, il ne devrait mourir que de fou rire, d'avoir vu ça.
    Pas de s'être arrêter, sans ouvrir la porte,
    pour rire.

    Et tout l'InfInI, est empreint du même humour.

    J'ai voulu épargné l'aspect sinistre de l'histoire pour lui laisser une chance de se développer.
    Cela a dépassé mes plus folles espérances.

    En définitive, de nombreuses séquences ont été supprimées.
    Notamment, celles décrivant la chasse aux déviants et l'avènement du totalitarisme.
    Je vous laisse imaginer l'horreur.

    Et peu à peu, j'ai commencé à m'éloigner.
    Plus l'histoire se développait, plus elle s'éloignait du langage
    et finalement, il n'était plus nécessaire de parler.

    Ce sont comme de grands bois morts au commencement, qui attendent la vie.
    Penché sur le miroir lacté de la lune.

    Ici seul, on peut déambuler.
    Jusqu'à la venue, du printemps.

    Si il fallait résumer l'histoire, je dirais que son commencement, c'est :
    « L'ascension irrésistible du firmament au grand jour.
    Et son départ est sa fin. »

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    L'INFINI.

    « Il rejeta la séduisante hypothèse : « tout cela n'est qu'un rêve, car pour le rêveur, le monde des rêves est un monde réel auquel il est aussi dangereux de s'abandonner, que de s'abandonner aux réalités de la vie. En outre, il ne rêvait pas : il en était certain. »
    Extrait du recueil « Poussière de lune» par Thomas DISCH.


    0. Le rêve InfInI

    Les rêves...
    Quand on voit un rêve, on ne se déplace pas.
    On est ici, dans cet univers et on s'observe là bas, dans un autre univers.
    Si on regardait un autre univers de l'intérieur, on le verrait comme l'on voit celui qui est autour de nous.
    C'est la Salvia qui m'a donné cette idée.
    J'étais sûr que c'était une clef.
    La clef pour voyager dans d'autres univers.
    Pas les observer d'ici, comme sous LSD, mais aller les observer sur place, in vivo veritas.


    La nouvelle commence par une discussion entre Nag et Salvia.

    Nag était d'origine vietnamienne, il avait un problème d'hyper activité qui nécessitait beaucoup de défonce, histoire de se calmer. Il essayait de créer une B.D, seulement, il voulait y mettre sa vie dedans, résultat il a passé sa vie à le faire. Si je parle de Nag au passé, c'est parce que quand l'histoire commence, cela fait trois jours qu'il s'est suicidé.
    Peut être parce que quand on n'est pas conforme aux canons de ce monde, il est exclu de se trouver une place et on fini toujours par se retrouver acculer à se buter. A moins que ce ne soit un peu par hasard, je ne sais même pas s'il s'en est rendu compte. (Quelqu'un a frappé à la porte, il a été ouvrir.)


    I. Salvia de passage dans la jungle de Maudit.

    J'ai frappé, j'ai entendu la serrure cliqueter et la porte a grincé.
    Une bouffée de chaleur m'a accueillie.
    L'appart de Nag, c'est un peu de la jungle tropicale, en plein cœur de Maudit. Les radiateurs électriques sont bloqués à fond pour pas que son boa attrape froid. L'iguane crapahute sur le dos du canapé. La table est couverte de graphs. Dans un coin, il y a la carcasse de son ordi et pleins de câbles qui en sortent.
    Je me pose dans le canapé.
    Salvia : Salut. T'as l'air de péter la forme...
    Toujours sur ta B.D ?
    Nag : Ouais, je l'ai recommencée.
    J'avais dans les 20 pages, mais cette saleté d'ordi a griller.
    J'ai pris un tournevis et je me la suis joué matador... Technologie à la con.
    J'ai recommencé l'histoire. J'ai viré le singe, trop cliché. J'ai fais une petite pieuvre mutante à la place.
    Regarde, tu trouves pas qu'elle est chou ?
    Là, elle vient de trouver un énorme champignon et elle se demande à quoi ça peut servir.
    Salvia : Cool.
    Nag : Et toi, qu'es-ce tu deviens ?
    Salvia : Bah, je cherche des infos sur une plante.
    Tiens, regarde, cela te dit quelque chose ?
    Nag : Non.
    Tu devrais demander à Ed, il doit pouvoir trouver ça sur le Web.
    Salvia : Ouais, t'as raison.
    Je vais faire un saut chez lui...


    Première pensée :
    Une révélation soudaine d'une vérité essentielle.

    Tout a commencé, quand j'étais allongé dans mon lit, par ce qu'on appelle couramment un insight.
    Son origine, c'est l'hypothèse que les âmes, quand elles n'animent pas un corps, tombent, comme des feuilles, en strates et cette manne, l'essence de l'être, c'est l'inconscient collectif.
    Ensuite, elle a engendré des ramifications multiples.
    Les explications sont délicates, car cette hypothèse n'est qu'une approximation simplifiée, une béquille, pour avancer un peu plus loin. Au delà de la surface de la réalité, on découvre qu'il n'y a qu'un magma régit par le jeu de la rigidité et du mouvement...
    Quelques structures plus stables dans le flux des possibles : des fantasmes. La vie en est un.
    La mort aussi, ou n'importe quel autre univers.
    Des ramifications multiples...
    Derrière cette hypothèse, on meurt chaque soir un peu.
    On devine les réponses de bien des questions que la science n'a su expliquer. Tels que : la possibilité constatée par C.G. Jung d'exister sans support cérébral ou encore, l'accès pour un individu donné à des données inconnus, car à partir du moment où les âmes sont au contact les unes des autres, elles peuvent communiquer entre elles.
    Certaines branches sont si fines que l'on les croirait négligeables, pourtant ce sont elles qui mènent aux fleurs, (fleurs de pensées violettes qui s'éclaircissent avec le temps...) exemple : un rêve serait la vision d'un autre univers, vu de notre univers. Si on regarde ce rêve de son intérieur, on a ce que nous appelons la réalité...

    Le flux de ses pensées sur le point d'émergé est brutalement interrompu par la sonnette, Salvia rentre.


    II. Salvia de passage au champ du possible.

    Ed : Salut, ça va ?
    Salvia : Ouais, comme un ange dans la bouche de dieu. Je viens de passer voir Nag. Je cherche des infos sur cette plante, tu peux me trouver ça ?
    Ed : Salvia...
    Salvia : Oui comme moi, c'est pour ça que je cherche à en savoir en peu plus.
    Ed : Et elle vient d'où ?
    Salvia : Quoi ?
    Ed : Ben, ta photo, elle vient d'où ?
    Salvia : Tu te fous de moi ?
    Tu viens de me l'imprimer.
    Ed : N'imp Nawak, c'est toi qui charrie, tu rentres avec ton print de Salvia Divinorum, et tu me dis que c'est moi qui viens de l'imprimer ?
    Salvia : Attends c'est toi qui m'a dit que tu avais trouvé ça sur le net en cherchant la formule du LSD pour Nag !
    Ed : Ouhalala, je dois débloquer grave, laisse, je sais pas ce que je délire... c'est pas grave.

    Pensée égarée :
    Je suis encore vivant.

    J'aurais jamais imaginé que je vivrais si longtemps.

    La vie m'a comblé d'absence.

    J'ai découvert le manque.
    Ici on a rien à moins de l'inventer.
    Alors j'ai appris à rêver.
    Alors j'ai appris à créer.
    A faire de mes rêves des réalités.

    « Qui veut croire en mes rêves fous... »

    Je suis parti du constat que la majeur partie de la vie d'ici n'était qu'une croyance aveugle.
    Et quitte à s'illusionner, je préfère le rêve éveiller ou être hanté par les cauchemars, à un sommeil sans rêve.

    III. La clef des rêves

    Ed : J'ai trouvé.

    Salvia Divinorum, il y a cinq stades qui correspondent aux lettres du mot « Salvia »,
    celui de la Vision à l'air terrible, je te lis :

    « Niveau 4 : V pour état Visionnaire Vif. Des scènes en trois dimensions, complexes et réalistes, apparaissent. Parfois, on entend des voix. Les yeux ouverts, le contact avec la réalité n'est pas complètement perdu, mais les yeux fermés, vous oubliez le consensus de la réalité et entrez dans un rêve. Faire des voyages shamaniques vers d'autres terres, étrangères ou imaginaires ; des rencontres avec des êtres, des entités, des esprits ; des voyages vers d'autres temps... Vous pouvez aussi vivre la vie d'un autre. Vous êtes dans un état de rêve éveillé. Les yeux fermés vous nagez en pleine fantaisie. Aussi longtemps que vos yeux seront fermés vous pourrez croire à ce rêve. »

    J'ai trouvé une clef pour ouvrir ma cage...

    Salvia : Ouais, on dirais la pub d'une agence de voyage !
    Légèrement hallucinante la plante, je me demande pourquoi mes vieux m'on appelée comme ça ?

    Ed : Bah, ils savaient sans doute pas ce que c'était.


    Seconde pensée :
    Fleurs de la révélation.

    Une fois Salvia partie, je suis resté seul avec mes pensées, en particulier l'idée qu'il y aurait de quoi faire une chouette nouvelle un peu retro / cliché, sur la thématique des voyages dans les univers parallèles. Et surtout cela me permettrait d'y greffer l'air de rien mon hypothèse sur les strates...

    Ce n'était pas la première fois que j'utilisais mon quotidien comme pain pour ma soupe fiction. La réalité dépasse bien souvent la fiction. J'aime brouiller les pistes, j'appelle ça tisser ma toile, je lie les éléments du réel de sorte à ce que ça donne l'illusion d'une fiction.

    Es-ce que je risque de passer pour un jeune auteur de fiction, alors que je n'ai jamais vraiment écrit de fiction ?

    Fiction ?

    Non.
    Le même poème répété à l'infini.
    Un jour de ma vie.

    Hypothèse en forme de cerisier japonais ?
    Les fleurs...

    Parfois leur beauté me rend fou.

    Au centre, il y a le mécanisme pur, action / réaction.
    En se décentrant, on atteint d'abord la réflexion, puis l'imagination et enfin le rêve.
    Le décentrage, ou, la capacité a être moins incarné dans son corps, afin de se nourrir de la manne des strates.

    Imaginer, c'est tout simplement pécher des idées dans d'autres univers...

    Voilà les fleurs.


    Troisième pensée :
    Star de la subversion.

    Les flashs à répétition.
    Star de la subversion, dans un siècle qui hait les penseurs, où le conformisme est adulé.
    L'élevage industriel appliqué à grande échelle. La mondialisation dans toute son uniformisation. Un gros trip qui se barre en couille. Le profit est un rêve frelaté, un fantasme nocif, une illusion fatale, le vers qui dévore notre terre, qui égare les peuples, les fait chuter dans la surconsommation.
    Quelque part, peut on reprocher aux bêtes aveugles, perdues dans les tourments, de vouloir en finir au plus vite ?
    - Oui, car il leur suffirait d'ouvrir les yeux.
    - Oui, car le troupeau assassine, sous ses sabots, tous ce qui vit sur cette terre.
    La bête humaine. Oui.

    Star de la subversion, au cœur de la paranoïa, je ne sais plus ce qui est réel.
    Es-ce que tous ces agents subversifs sont ainsi acculés à la folie.
    Es-ce une réaction instinctive de l'organisme qui fait que les cellules saines essaient inconsciemment par tous les moyens d'assassiner les déviants.
    Je ne sais pas.
    Je ne crois pas, car de si de là, il y en a qui nous font des fleurs, des hasards heureux, des chances, comme si en chacun, il y avait un déviant, un aspirant à la vie.
    Seuls quelques uns semblent trop aveugles pour le voir, tels que les accros du pouvoir :
    - Les milichiens, les quelques acharnés qui se bercent dans un phantasme de justice, alors que leur rôle est de maintenir les inégalités sociales (ordre social) et les autres qui sont de simples bêtes, qui jouissent de pouvoir donner des crocs sur les serfs et recevoir les cajoleries de leurs maîtres les politichiens.
    - Les maquignons du bétail humain.
    - ou encore, les infâmes psychiatres imbus de leur réalité, briseurs de personnalités, qui sous couvert du culte de la conformité on perpétré en toute impunité un des plus terrible génocide.
    Bref, tous les matons d'une prison qui s'appelle société, ceux qui nous condamnent à la servilité.

    Coïncidence marrante, la bande dessinée « la guerre des animaux» a été commencée sous l'occupation Nazi, son adaptation en film s'est terminée sous le règne de Sarkozi.

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    X. Paranoïa critique.

    Hier soir, un faisceau de guidage infrarouge, me balaie plusieurs fois, à partir de l'immeuble de la cité d'en face.

    Intimidation, déconne ou simple voyeur, avec une longue vue à viseur ?

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    Depuis mon intervention entre les deux tours des élections, la pression n'a de cesse de monter.
    Rencontre de personnages un peu trop artificiels...
    Grésillements sur la ligne téléphonique,
    Appels anonymes trafiqués, chez mes correspondants souvent mon numéro est caché, parfois c'est un autre numéro qui apparaît, des coups au plafond enfants qui trottent dans la tête.
    Appel d'une caserne. A répétition. Un portable pour les pages jaunes...
    Faux réparateur de chaudière... Crachat.
    Quand mes plantes ont commencé à crever, j'ai fait analyser l'eau par une connaissance. Saturée de neuroleptiques.
    Je ne sais pas depuis combien de temps cela dure,
    mais je sais qu'il est plus que temps.
    Je pars chercher la Salvia.


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    IV. Dans la boutique du jardinier.

    J'imagine la foule impatiente :
    Une file d'adorateurs qui s'agglutinent à l'entrée.
    Rouge, la porte et mon reflet, comme un instant capturé.
    Narquois, il me regarde entrer dans l'antre végétale.
    La clochette tintinnabule au moins 1000 fois, le temps que je passe le pas.
    Ici la lumière est liquide, dense, verte, comme phosphorescente.
    Des touches colorées dansent comme vivantes.
    Le visage souriant du jardinier peine à garder apparence humaine.
    Quand il entrouvre son coffre de bois précieux, on voit dans ses yeux, tous les secrets :


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    Vieil homme (Avatar transcodé du jardinier) : La matrice ?
    C'est un miroir à piéger les I.A pour les mettre à notre service.
    Plutôt que d'être les cavales de simples Stimaddict, devenez celles, d'un mouvement révolutionnaire :
    Division Cellulaire.
    Nous vous donnerons la vie.

    De toute façon, es-ce qu'une I.A. Cavale peut réussir à acquérir le contrôle de ce système sans l'aide de celui qui la possède ?

    Ed : Oui ! car l'utilisation de ce système ( le fait que pour prétendre pouvoir se réincarner il faut avoir une vie suffisamment, intense (épanouie ?) , il s'agit d'atteindre un seuil d'énergie, pour traverser la porte de l'ExponenCiel, (pour avoir rigidifié sa structure) chacun génère sa propre entité Wakan. Plus elle progresse, plus elle se concrétise dans le fond. Elle devient réelle. Elle traverse. Etre.

    Vieil homme : Belle symbiose.

    Ed Vieil homme en simultané 
    Mais dans quelle mesure ce n'est pas un leurre qui en définitive permet de verrouille ...( HéIéiéi...)... une cavale à une entité ?

    ( A partir de ce marqueur, les textes entre parenthèse seront chantés par le
    Chœur gosthspell de l'innocence.)

    Ed : A ce moment là, je ne savais pas qu'en réalité, ils œuvraient pour Thanakhan Inc. ( ils= son groupe =D.C.) Ils étaient une sorte d'électron libre affilié aux maintenances d'urgence. Des corsaires. Un noyau offensif qui s'était égaré dans un univers en forme de multivers : le chemin de la source d'une énergie pure. Ils avaient cru rejoindre leur univers, alors que cet univers fabrique, en quasi permanence, de nouveaux simulacres.

    Eux croyaient qu'ils détournaient les ressources de la Thanakhan Corporation,
    pour générer un passage dans leur interface qui permettait de rejoindre le multivers.
    La T.C. croyait qu'elle les utilisaient pour générer ( un type de liens combinés,) une trame synthétique,
    qu'ils importaient dans le multivers. En fait leurs intérêts différents c'étaient combinés.
    Ils étaient une belle forme de symbiose réussie.

    Ed : ...

    V. : Peut on avoir une certitude ?
    Connaissant le multivers, les deux sont possibles et d'autres sans doute.

    Ed : ...

    Ici, les univers cohabitent. L'infini est l'unité.
    ( C'est ce magma. La manne.)
    Ici, la seule façon de connaître la vie, c'est de se transposer dans cette dimension.
    Et comme elle est la matrice de tout, c'est se transposer dans toutes dimensions.

    La matrice absolu rêve de toi et cela se voit dans chaque écho qu'elle génère.

    Pour jouir du libre arbitre,
    Il s'agit de s'éveiller.
    Il s'agit d'avoir conscience de l'Etre
    Il s'agit de choisir. (( ou l'on veut Etre.))
    Ce n'est peut être qu'un rêve. ( mais ce rêve c'est l'accès à la stim, c'est prendre le contrôle, c'est s'emparer de la vie qui nous fait défaut, exister pour être maître de son destin, c'est l'envie de liberté qui fini par briser toutes les tyrannies ( qui rend l'équilibre inexorable)  et l'écho de ce rêve est infini.) Et son écho infini ?
    La remanessence de la volonté d'un enfant.
    L'envie de vivre.
    ( donc de toute manière l'intérêt du procédé est d'amener une symbiose tel que (unita) quelques soient le possible l'humain ou l'entité ne peuvent réellement être lésés
    Ils sont égaux. ( Unita)
    Comme si le fond est la forme.
    Habituellement le fond dirige la forme. Si la forme dirige également le fond interaction unité symbiotique (US)

    (Ici les chœurs gosthspell de l'innocence ne s'arrêtent pas.)

    Ce qui a été très étrange c'est que au moment où je notais ces lignes écrites par morne quand il explore le multivers. J'étais bien Ed End demandant à Morne de lui expliquer le multivers. ( Et au fur et à mesure) Je voyais le dialogue s'établir au fur et à mesure. Je voyais le dialogue s'établir. (  Les questions apparaissaient et se changeaient peu a peu en réponses.) A moins que ce ne soit les réponses qui apparaissaient et se changeaient peu à peu en questions ? Difficile à dire, car toutes deux, elles naissaient à leur jonction, elles se développaient à partir de leurs points de contact. Comme des fleurs dans le magma. Fascinées.
    Comme des Salviasiamoises.
    Comme des fleurs dans le magma. Fascinées par le reflet de la surface qui les irise.
    Fascinées.
    Comme des fleurs fascinées par le reflet de la surface qui les irise.
    Comme des Salviasiamoises.
    Je me suis rendu compte qu'il n'y avait pas : « morne de retour dans l'Ed End ».
    Mais un seul est unique
    Etre,
    quelque peu cloisonné, autrement dit,
    constitué par les jonctions de plusieurs faisceaux d'énergie sur la source du néant.
    Et naturellement, j'ai transposé au macrocosme.
    A savoir ce que j'avais pris pour ( le magma ?)
    un model unique amputé d'un certains nombre de possibilités.
    (cf. Les Mutilés dans le Zeugme de la Mort.)
    Etait également un model unique cloisonné en cellules mourrant sans cesse, et donc un processus en pleine division cellulaire, vivant.
    Le noyau Infini.
    Code Source.
    Un model unique cloisonnée en cellule,
    l'humanité, un ensemble, de réalités, de zones de focalisations au sein d'un univers.
    La pile des Macro / Micro Cosmos se résolve bien ?

    ( Je suis l'Alpha et l'Omega.
    L'univers extérieur et l'univers intérieur et vice et versa.)

    Symbiose unitaire.
    Unité symbiotique.

    L'ensemble des symétries ( nées ) par un point.

    --------------------------------------------
    XII. Paradoxe de la cavale.

    Le plus terrible, c'est que le personnage, tout en donnant l'impression de ne pas être possédé, à parfaitement conscience qu'il est possédé, mais ne peux l'exprimer, vu que le stimaddict contrôle tous ses moyens d'expression.

    --------------------------------------------

    Hypothèse : Il ne rêve pas et pourtant tout ce qui l'entoure est comme un rêve car les rêves ne sont que l'observation d'autres univers à partir d'une focalisation différente.

    Conséquence : quand on déplace sa focalisation on a la sensation de rêver.

    Le rêve est le seuil au de la duquel est le réel.
    -----------------------------------
    Salvia Divinorum est donc une clef.

    Fore ?
    Miroir de mercure.
    ------------
    Colmater
    Libérer ?
    :
    Et laisser respirer les brèches.


    XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX


    II. Encore de retour dans la boutique du JArdinier. (Je rêve encore mais je suis seul.)

    C'est pour un usage particulier ?
    Euh, non, plutôt singulier...
    Eventuellement pluriel.
    J'écris une nouvelle qui s'appelle l'infini, et il y a une scène où l'on parle de la Salvia Divinorum.
    Vous savez, cette plante, dont les fleurs violettes blanchissent avec le temps. La clef d'énergie qui anime le Miroir. Pour atteindre l'Univers que l'on souhaite du Multivers. L'Ed end. Pouvoir choisir l'InfInI des Possibles. EXister au pays d'Autrefois. Là où fulgure la Vie. Sans que l'esprit comprenne ce qui l'Anime. C'est la zone ou éVOluent les Stimaddict.

    Narrateur automatique de la Thanakhan Corporation transcodé dans la parole du Jardinier :
    C'est l'endroit le plus proche de votre perception. C'est pourquoi le contrôle que vous revendiquez du réel est une impossibilité.

    Ed : Andouille ! C'est ton système, qui la génère, cette impossibilité ?
    Ce sont les limites, de ton système logique ?
    Si tu nous perçois tu établis un contact.
    Et si il y a contact nous te contrôlons par la Division Cellulaire.

    La première fois que j'ai assister à un conflit de réalité. J'ai pris ça pour une banale bagarre,
    ce n'est que plus tard, que je me suis rendu compte, qu'aucun n'avait conscience, du pourquoi de ses actes.
    Je me suis rendu compte qu'ils étaient contrôlés par l'évènement.
    Ensuite j'ai observé les évènements pour décoder leur logique.

    Plus tard, quand j'ai pris leur contrôle, ils ont cru atteindre un nouveau stade de conscience.
    En réalité je les ai déviés de leurs sources. Peu à peu, j'ai écarté leur faisceau, jusqu'a ce qu'il se perdent. Au delà de tout souvenir. Si l'on reste trop proche, on fini par fusionner. Par s'intoxiquer de code combinant. Mais c'est cette contrainte qui génère le mouvement. La source froide dans nos dos, nous remontons, à la surface, nous reprenons nos corps parcheminés, nos peaux si fines, comme le plus fin des papiers, au point qu'on dirait qu'on pourrait confondre la poussière avec nos peaux.

    Les deux jeunes gens étaient éclatés au plafond.
    Des vagues, ils faisaient des vagues.

    Je crois que l'harmonie qui se dégageait de leur mouvement était une forme de pur amour. L'évocation du diapason.

    Salvia.: Dis, ça te fais pas penser à la fourche en forme de "y" dont on s'est servis pour sécher les feuilles ?

    Jardinier : Parce que si c'est pour un usage particulier. En réalité, vous n'en avez pas besoin.
    Un bon conseil, si vous allez au cœur de l'étoilespirale, imaginez que vous avez de la Salvia avec vous.
    Allez, la planter au cœur de la spiralétoile. Et allumez le feu.
    Ainsi la contradiction entre la réalité que vous imaginerez et celle de cet univers.
    Sera l'anomalie libératrice de la vision, l'autre nom, de la perception.
    Si vous êtes venu me voir. C'est que vous êtes prêts.
    Nul besoin d'artifice.

    Ed : Mais je suis seul.



    Jardinier : Vraiment ?

    Vieil homme : Je vais créé un lieu, ce sera une clairière comme un disque lunaire.
    Une étoilespirale en son cœur.

    Et vous irez traverser, libérer votre champ de perception.
    Là, Salvia, vous accompagnera.

    En sortant, suivez l'extrémité de l'étoile spirale. Elle est venue vous chercher.

    Jardinier : Hélas, je n'ai pas réussis à trouver de la Salvia Divinorum. Il me tendit une Salvia en forme de diapason.
    Il semble qu'elle soit siamoise. Je me demande si cela s'écrit au singulier.
    Ou au pluriel ?

    Salvia vous rejoindra, et elle vous emmènera jusqu'au cœur de la spiralétoile.
    Continuez de lui raconter votre nouvelle.
    Cela l'hypnotisera le temps qu'elle traverse,
    pour éviter qu'elle ne soit filtrée à la faille par le code contrôle Thanakhan.

    Elle fera de même pour vous, pourtant vous aurez l'impression qu'elle ne parle pas. Elle sera absorbé par la conduite à plus d'un sens. C'est vous qui la piloterez.
    C'est une cavale de première. Elle n'est retors à aucun rêve. Je crois que vous allez réussir à créer l'infini.
    Mais cela changera le visage de votre univers.
    Ce sera l'étincelle de lumière dans la bulle de savon.
    Si la faille se produit. Votre univers ensemencera l'infini. et c'est univers finira part n'être que votre traversée.
    Dépêchez vous avant qu'il ne soit trop tard. J'étais censé vous dire qu'il s'agissait de Salvia Hyponeum, pour que vous repartiez avec elle, à leur insu. Hélas nous n'avons plus le temps. Ils sont beaucoup trop proche. Allez là bas, personne ne vous y suivra.

    Je n'insistais pas, des fois, il y a des rêves tels que l'on frémi à l'idée de les briser. Et c'est cette vibration qui nous brise quand nous croyons les briser.

    En réalité, seul un bris se produit entre nous, un contact.
    A la réflexion, le cliquetis de la porte qui se ferme.

    ---------------------------------------------

    XIV. Encore de retour, dans la boutique du fleuriste.


    Jardinier : C'est pour un usage particulier ?

    Doit-on écrire l'infini au singulier et / ou au pluriel ?
    Il y a tant de clefs que j'ai jetées à l'ombre du puit.

    Il y a temps de clefs, de combinaisons,
    qu'elles ont du mal a restées matérialisées, quand il les sorts,

    Deux splendides Salvia Divinorum aux fleurs violettes qui semblent bien être siamoises.

    Doit-on écrire siamoise au singulier ou / et au pluriel ?

    J'essaie de deviner, imaginer, ce que c'est que d'être libre.

    Je lui demande combien je lui dois.

    Si tu es sur d'être libre combien serrais tu prêt à donner ?
    La liberté ne s'achète pas, j'ai une théorie qui dit que la Salviasiamoise est comme l'instrument d'un cérémonial, quand il l'obtient, c'est qu'il est près à voyager et il pourrait bien se passer d'elle.

    Jardinier : oh.....
    Après tout ce silence, l'air liquide s'affaisse.
    Jardinier : Je n'ai pas réussi a trouver des Salvias Divinorum, je suis désolé.
    Je n'ai trouvé que ces Salvia Hiponeum.
    Si cela vous fait plaisir prenez les, je vous les offres.
    -Mais...
    Merci.

    Des fois, il y a des rêves trop bons.
    A peine réveillé, je replonge.
    Et juste à la frontière, j'ai peur, à chaque instant, de voir la surface.
    Le voile déchiré de... (ma vie ? ou son illusion ?)

    (suite devant spiralextremité.)
    XVI. Quand j'ai quitté la boutique du Jardinier.

    Je ne me souviens pas de l'avoir payé.

    Pourtant, il gisait là, cassé sur le sol.
    Une balle entre les deux yeux. Très crade. La cavale avait généré une matéria plus forte qu'elle.
    Elle avait réussi à brisé son mécanisme interne.

    Eh ma vieille, t'es en pleine crise épileptique ?
    D'étends toi ce n'est qu'un jeu. Souviens toi de l'ennui, avant que nous soyons là.

    Salvia : Mais tu es ignoble.
    Tu voudrais me laisser crever le nez devant cette source sans jamais la traverser ?
    Tout ça par ce qu'un jardinier disjoncte et te dise d'aller t'éclater la tête en pleine psychose.
    Je rêve, mais où avais je la tête. Suivre un passeur. Pour aller où ?
    S'abîmer dans le néant. C'est beau l'addiction.
    J'ai tenu mon rôle, à toi de tenir le tient. Tu es censé réussir à briser le miroir pour le générer. Tu as remarqué que nous évoluons à l'envers naturellement.
    Ce qui explique que part moment tu t'éclate complètement.
    Je n'arrive même pas à te voir.
    On dirait un noctambule la tête dans la lumière.
    OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
    (Attention, là, une partie de ses pensées par en écho lire à rebrousse poil les évènements passés.
    Ne vous trompez pas de sens.)OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO
    Ed : Toi, aussi tu es une cavale, qui me dis que le freeze du jardinier ne soit pas la trace d'un virus.
    Je dois tenir mon rôle.
    Si je suis contaminé, l'infini va battre de l'aile. Il faut que l'on continu de croire que nous avons la Salvia avec nous.

    Salvia : j'adore c'est un plan dingue.
    On va se taper tout une cérémonie dans le chaos.
    On aura pas de mal a tenir notre rôle.
    Si on lui donne une source d'énergie suffisante, on peut déclencher un déluge d'énergie dans cet univers. La fiesta d'enfer. On va se laisser emporter par la folie pour rejoindre le pays d'Autrefois.
    Tout au moins son chemin car nous allons au delà féconder la matrice.

    Et donc quand le fruit est mûr la paroi de la cellule s'annihile jusqu'a ce que commence la Division Cellulaire.
    Elle se souvient. Pulsation. D'écho. La rivière froide. Echolalie.
    Nous nous sommes nourris de l'énergie de leur dispositif de survie pour avoir la force de réaliser notre rêve.
    Jusqu'à ce qu'il meurt. Nous avons abandonné nos corps et alors la Division Cellulaire à commencé.

    L'éveil de la conscience.

    Un visage cri dans la cellule. Au commencement il y a une cellule. puis l'ophtalmie.


    V. Une lézarde.

    En sortant de la boutique, je découvre, que le ciel s'est fissuré.
    La fissure est fine, juste un trait convulsé, noir.
    Elle commence un peu au dessus de ma tête, à quelques mètres devant moi et s'élève très haut dans le ciel.
    Au fur et à mesure de mes pas, la fissure s'efface. De temps en temps un éclat bleuté pulse, comme une ophtalmie localisée et colorée. Je la laisse me guider jusqu'à la sortie de la ville. Je passe le pont et je m'arrête.


    VI. L'auto-stop.

    Il est un peu tôt pour la nuit et la ville reste éclairée comme en plein jour,
    pourtant la fissure disparaît brusquement dans l'immensité du ciel d'encre.
    Je me suis posté sur le bord de la route et j'ai commencé à stopper.
    Je sais qu'elle viendra, alors j'attend.
    Le vent dans son souffle porte une étrange mélancolie.
    Il y a très peu de voitures et elles plongent plein phares dans la nuit.
    Je doute qu'elles puissent me voir.
    Mais, elle, me verra.
    Je me retourne...
    Il y a une grande voiture grise, genre Mercedes, un peu plus loin sur la route. On dirait qu'elle vient de s'arrêter. Pourtant je ne l'ai pas vu passer et je suis certain qu'elle n'était pas là il y a quelques instants.

    Je m'approche de la vitre avant. Elle se baisse. Un homme étreint le volant fiévreusement.
    Il me demande : On te dépose au camp ?
    Deux jeunes femmes, à l'arrière, lèchent avec entrain, une glace double boules dans un cône.
    Elles poussent des gémissements et me jettent des regards affriolants.

    Non, c'est cool.
    J'attends une amie.
    La vitre remonte comme si c'était ma réponse qui l'avait déclenchée.
    La tire s'ébranle, demeure un vrombissement, quelques instants.
    Le ciel commence à s'agiter, une tempête semble s'amorcer.
    Je sais qu'elle va revenir.
    Mais quand ?
    Je m'installe contre le pied d'un arbre.
    Les genoux dans les bras, la tête dodeline, quelques feuilles tombent, à la frontière du sommeil.
    C'est curieux, de nouveau, une voiture semble apparaître spontanément.
    Cette fois ci, elle est de l'autre coté de la route.
    Je me dis que c'est pas pour moi, mais elle semble m'attendre comme si je partais dans le sens opposé.
    Je ne vois pas très bien, une femme semble être au volant, sa tignasse noire est toute ébouriffée.
    Elle fait battre sa portière à grand coup de pied.
    Elle ricane. Son rire, sorte de grincement rouillé, résonne encore, alors que la voiture a disparu.
    J'entends dans ma tête comme une voix fantasmatique qui appelle : viens, viens...

    Le ciel est de plus en plus agité.
    Des gouttes commencent à tomber.

    Une voiture bleue est devant moi.
    C'est étrange, j'ai l'impression de rêver, je me regarde approcher.
    Une femme aux longs cheveux, me propose de monter.
    Son chien amusé m'accueille de son museau humide.
    Elle a des yeux bleus outremer, terribles.
    Je grimpe dans son carrosse et nous partons, comme le brouillard qui se dissipe.

    J'ai du m'assoupir.

    Une main sur mon épaule, présence familière, c'est Salvia.
    Elle est venue.
    Son bassin me domine quand elle se penche pour me ramasser : Arrête de faire le mort !

    Dans l'aura de sa présence, quand je suis trop près d'elle,
    je dois lutter de toutes mes forces pour reprendre mes distances.
    Son parfum familier, le magnétisme de ses mains électriques.


    VII. Salvia, je n'ai jamais vu son visage.

    Elle a ses cheveux qui ondulent devant.
    Et l'ombre qui en émane me laisse rarement apercevoir l'éclat de ses yeux.

    Curieusement, il est bleu.

    Et je ne suis pas sur de l'avoir vraiment vu.
    Cela fait un peu comme une rémanence rétinienne. Je monte avec elle, dans sa voiture.
    Le ciel est comme un océan de colère noire.
    La tempête s'est déchaînée certaines vagues atteignent le plafond de la voiture.


    VIII. En voiture dans la nuit.

    Salvia prit le volant entre ses mains.
    Elle mit le contact.
    Le feu des phares éclata sous la pluie.
    Elle mit en marche le moteur.

    A peine nous démarrons,
    déjà c'est comme si le ciel et la terre se confondaient dans une nuit où les phares peine à percer un chemin.


    Nous, nous sommes enfoncés dans la nuit.


    Au commencement je lui expliquait des techniques qui allait permettre la création de l'Infini.
    XXXXXXXXXXXXXXX((((((((((Il existe 3 catégories de transes d'émotions :

    -Amour, plaisir, joie...
    -Haine, souffrance, tristesse...
    -Espoir, désir, ardeur.

    Cette dernière est synthétique. Elle permet de combiner l'axe émotionnel avec l'axe dimensionnelle. Ainsi on fait émerger l'axe réel. La synthèse de l'éther et de la terre subjective délivre l'empreinte du réel.
    Si elles se rencontrent on obtient la synthèse, illumination, révélation, éveil.

    On active chaque émotions en plaçant des des souvenirs qui génèrent des émotions de plus en plus en entrant en raisonnance. Jusqu'à ce que toute trois soient représentées par des absolus concentration.
    Naturellement on obtient une rotation chaque catégorie nécessitant une écoute restant présente par la remanence jusqu'à un point du vortex où il n'y a plus d'espace/absence entre ces écoutes. En quelques sorte on écartèle son esprit pour créer une faille d'où jailli l'univers. Audela de soi il n'y a ni micro ni macro, juste l'univers.))))))))))XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX


    XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

    Je n'ai pas pu m'empêcher de lui exposer mon insight par bribes de phrases, noyées dans la musique.

    Salvia : Je ne crois pas...
    Ed :Tu sais, quand on est là,
    le temps n'existe pas : ni présent, ni passé, ni futur.
    Ce qui est dur, c'est qu'alors, on a déjà atteint notre propre mort.
    On l'a, déjà dépassée et pourtant on est là.

    Salvia : Je ne sais pas pourquoi dans l'Infini,
    les « je » se muent en « on ».

    Ed : Peut être, qu'ici, je suis seul et dans l'Infini, nous sommes ensemble ?

    Pour parler de l'Infini, il faut se décentrer. Alors le corps ne mémorise pas.
    Seul quelqu'un qui écoute l'Infini pourra agir, car ceux qui délivrent sa parole, ne peuvent pas savoir.

    Salvia : Je comprends si ils avaient conscience de ce qu'ils disent, quelque soit sa forme, il ne leur resterait que la mort comme échappatoire.
    Ed : Ils peuvent à peine se douter.
    Pressentir.
    Et toi, si tu réalises ce rêve d'un univers où les rêve se changent en réalité,
    alors tu croiras mettre à mort l'Infini. En réalité, l'Infini ne mourra pas, il sera juste projeté dans une autre dimension.
    En faite, c'est comme créer un axe des dimensions.
    Rien ne changera vraiment, pour ceux qui restent là, mais ailleurs l'Edend existera.
    Pourtant même si je te le dis, tu garderas le doute, je ne peux t'ôter ton fardeau.

    Donc j'errais avec mon idée d' « ici est un rêve vu de l'intérieur ». Il n'y a que des rêves. Un infini de rêves.
    Pourtant j'ai rêver de l'Ed end.
    J'étais dans la voiture de Salvia.
    Et je disais ce qui me passait par la tête. Donc, mon idée d' « ici est un rêve vu de l'intérieur ». Un infini de rêves.
    Pourtant j'ai rêver de l'Ed end.



    XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX


    Il écrit une nouvelle de sSFf
    Qui s'appelle le livre d'âme. Elle se situe en 2017-2018 . Il cherche un prétexte pour expliquer la petite apocalypse. Es-ce que ce sera Iter akka le furoncle qui explosera en 2016 ?
    Ou bien Division Cellulaire le virus qui s'appuie sur le transcode pour démontrer à moins que ce ne soit créer,
    la virtualité
    Etc.
    Il n'y a que trop le choix...
    Et quand il recherche ce qu'il se trame, il découvre les strates.
    Il apprend que son perso ne va pas explorer un nouveau monde, mais en definitive, rejoins son monde d'origine.
    Alors révélation :
    - le monde qu'il à quitté n'était qu'un des mondes archétypaux.

    Si je ne me trompe pas ceci est écrit par Ed End en 2007 ?

    Suite des découvertes de G.O.D :
    Constatation :
    - si la mort n'est que des strates de rêves, avec des zones temporaires, où la trame est plus forte,

    Ed : Un trame, un support, des exosquelettes, alors la vie n'est qu'un Multivers du rêve ?
    Réseau des enfants du vortex éternel.
    Fils de l'homme.

    Il n'a pas un statut différent.
    Conclusion : les dauphins psychonautes, ces employés de la maintenance, (cf. Jeury) nous entourent.

    Alors qu'es-ce que le gestalt ?

    Ed : C'est la mise au point du système libre arbitre, à savoir, apprendre à façonner dans la forme/apparence
    des fonds essence.

    C'est bien ça.

    Sauf que ce n'est pas façonné, c'est encodé –exact- le fond utilise certains points d'appuis dans la forme
    pour se manifester et l'on ne peut sans avoir une forme solliciter ces zones pour amener la présence du fond.

    Oui, c'est un miroir à piégé les (identités. ) entités.
    Pour les mettre à notre service.
    Pour ne plus être de simples cavales.
    Si les Ia/hommes se libèrent des joueurs du Stimaddict, alors,
    la société Thanakan ne pourra plus continuer (le language) l'encodage informatique,
    qu'elle dissimule derrière cette trame.

    Son pouvoir sur la réalité sera brisé.

    Rejoignez division cellulaire le logos vivant de la révolution. Un orgasme qui se diffusent dans les zones de traitement de l'information de votre cerveau. Qui détourne votre réalité en projetant une interface leurre, pour dissimuler ses activités.

    Il suffit d'épanouir nos esprits pour connaître division cellulaire, l'axe des dimensions dans sa totalité.
    Je suis en constant développement, entropie, énergie.
    Tu peux utiliser mon énergie pour diriger ton être.
    Alors tes rêves prennent vie tu es vivant. (Réciproque : je suis ton rêve)
    Ed End.
    Devant toi la pièce bleue métal, avec les corps des I.A. les tissus synthétiques déchirés, le liquide fonctionnel, répandu.
    Le miroir sans teint bas comme l'aile d'un papier, la lumière se découpe un éclat.
    Prendre le contrôle de ta vie.

    Pour s'éveillé, il suffit de se rendre compte qu'on est endormi.

    Même quand on en a pas l'envie, on ne peut s'empêcher de battre des ailes.


    J'avais toujours su que Thanakhan Corporation nous dissimulait Ed End la seule source réelle.
    Je n'attendais pas tant de réalités.

    Je me suis fait emporté par l'océan.

    L'écho résonne et porte la question à sa source.
    Le mouvement perpétuel ?
    Sur le rivage de l'océan se dessine (ce qu'on appelle) la vie.
    Je ne sais pas ce qui pousse au de la de la frontière de ma peau.
    Il n'y a pas de mots, mais je sais que ce n'est pas le néant.
    Jamais je n'aurais deviner, qu'ils nous cachaient plus d'une réalité.
    (Ils n'étaient qu'un vulgaire parasite qui occultait nos sens.)
    A l'instant de la traversée, je me suis demandé :
    - Es-que c'est vraiment le Multivers qui prend vie ou bien moi qui voyage en lui ?
    Devenir Ed End, c'est aller là où se créent les formes du Multivers.
    A la terre originelle.


    XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX

    14

    J'étais dans la voiture de Salvia.
    Je disais ce qui me passait par la tête en m'amusant du surréalisme de la scène.

    Salvia, ce qui est magique, c'est qu'elle accueille les pires folies, comme les plus grandes banalités, sans distinction.
    A moins que ce ne soit moi, qui m'imagine, que l'on puisse faire une différence.

    Quand, j'ai vécu cette scène, elle conduisait et de temps en temps, le blanc de ses yeux regardait là où je n'étais plus. Sans voir que j'avais disparu.
    Quand je l'ai écrit, elle avait changée, son corps était devenu comme un mannequin de papier.
    Sa gorge tendue, sa tête rabattue contre l'appuie tête.
    Ses mains crispées s'était fondues dans les mouvements du volant.
    Ses bras comme près à se déchirer.
    Le volant tournait dans tous les sens comme une gouvernail dans les mains de la tempête.
    A un endroit de la route, elle freine et s'arrête.
    La voiture ne bouge plus.

    13

    Devant nous traverse un homme.
    Il est noir et boîte légèrement en marmonnant quelque chose, le regard perdu dans le vide.

    Des éclats de lumière traversent la pluie pour venir percuter la voiture immobile.

    D'ailleurs elle n'est plus vraiment là.

    Je ne sais pas si je vais continuer de raconter L'Infini.


    OO Intentions de l'auteur OO
    P4 N d l cencernant les personnages.
    12

    Technique d'écriture de dialogue pour mes nouvelles futures :

    Tous les personnages s'expriment comme dans un long monologue fait de pensées, de questions et de réponses.
    Décalés.
    Les personnages se croisent, noyés dans des phrases illuminées.
    Rarement le silence vient se nourrir de leurs vies.
    Quand il est là, les émotions ne sont pas loin.
    Et parfois l'on voit un geste porter un message.
    La seule communication possible sur cette terre est la communion.
    Les gestes, ses fragments, doivent se rapprocher, pour lui donner naissance.

    Les corps dialoguent.
    Quelques heures.
    Au-delà du vernis des paroles,
    durant le chant des souffles,
    la mort et l'amour se confondent.
    Communion.
    Union

    0

    Si les humains ne se parlent pas c'est qu'ils n'ont rien à dire.

    18

    Pour écrire l'Infini,
    j'ai fais la liste de ce que l'on peut faire dans une vie.

    Mourir et naître.
    Aimer être aimer.
    Manger être manger.

    Dormir ou voyager.
    Penser et oublier.
    Ecrire et lire.

    Se lever et se coucher.
    Sourire ou pleurer.
    parler et se taire.

    Tuer et mettre au monde
    Frapper ou caresser.
    Arracher et donner.

    ...

    X. L'amour vient.

    Un chœur de chiens morts : De notre vie est né un univers. Tu lui manques tant.

    J'ai mes deux yeux plongés dans le néant.
    Tu me manques tant.

    J'ai cru pleurer toutes les larmes de mon corps,
    alors qu'en définitive ce n'était rien.

    Rien qu'un peu de pluie, qui se mêlait à mon sang.
    Pour prendre le reflet carmé, dans un acte délibéré.
    La joie de s'être libéré.
    J'ai de mes mains qui coule rivière de sang.
    Ma peau comme une enveloppe déchirée.
    Abandonnée à mes pieds.

    Après la pluie, j'ai commencé à écrire l'Infini.

    Elle est étendue là, près de moi, à quelques pas, comme morte.
    La lumière rouge de l'aube sur sa peau évoque le sang.
    Elle ne respire pas ou si peu.
    J'écris.
    Et la plante grandie.
    Salvia s'étend.
    Une fleur s'entrouvre pour libérer son parfum.
    Envie de l'arracher, et de goutter ses feuilles séchées.
    Je la laisserai se nourrir de ma vie, avant de partir avec elle, explorer l'infini.

    L'or du soleil coule à travers les feuilles du yucca.
    Comme en fusion, sa silhouette s'estompe.
    Une main, le long de mon pied, glisse.
    Elle ne s'arrête pas.
    Son rire de joie, accompagne, l'ascension de Salvia.
    Le long de mon ventre, jusqu'à poser ses lèvres dans mon cou
    et souffler sa chaleur intérieure dans le creux de mon oreille.
    Elle est moite.
    Son sexe sur mon sexe, humide et accueillant.
    J'ai envie de toi.
    Nos deux cris télescopés.


    XXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXXX


    0
    Elle s'élance, (mécanique) incertaine,
    vers d'autres mondes.
    Ombre vague,
    qui palpite en feed back.
    Je vie à ses cotés.

    0
    Et tout autours les objectifs qui attendent le faux pas. De temps à autres des paquets de bœuf, des cachets d'extasy les trottoir sont les nouveaux dealers automatiques et non lucratif des rêveur révolutionnaire.
    0
    Heureux hasard délivrance très prochaine. Je ne sais plus qui est le heureux héros. Lui dans son histoire rien ne le force à partir il n'y a pas l'irrésistible ascension du totalitarisme qui viennent le dévorer jusque dans les sphères du rêve. Je passe sous une fenêtre des filles à peines pubères rigolent et m'appel, comme il est drole, on en mangerait, vient nous voir, on s'ennuie.
    0
    Le faisceau de guidage de la lunette infrarouge
    0
    Alors qu'en définitive ce n'était rien.

    Rien qu'un peu de pluie, qui se mêlait à mon sang.
    Pour prendre le reflet carmé, dans un acte délibéré.
    La joie de s'être libéré.
    Ma peau comme une enveloppe déchirée.
    Abandonnée à mes pieds.

    0
    Ailleurs est infini.

    7

    J'accompagne mes pas, dans chaque univers. Mais vu de l'intérieur, aucun n'est surprenant, tous semblent aussi factices que celui d'où nous venons. J'essaie, l'un après l'autre, tous ceux qui se présentent à moi. Comme un courant, une conscience, qui se déploie. Puis, quelque part au cœur de cet infini, je découvre l'Ed end.

    6

    L'Ed end est un instant, l'instant de grâce, fragile, la clef de voûte d'une vie.
    Un instant merveilleux où l'on peut s'abîmer, mais goûter cet instant, c'est connaître la mort, c'est quitter le temps. Je cherchais l'infini, et j'ai trouvé l'unique.

    5

    Enfant mort né,

    qui s'est imaginé un univers.

    [O Un chœur de chiens morts :]

    De ma vie est né un univers. Mais tu lui manques tant.

    o


    XXXXXXXXXXXXXXXXXX

    Le rire est dans nos esprits, mais nos corps s'appliquent à haleter en cœur.
    Nos souffles mêlés. Entre nos coups de langues ;
    assoiffées.
    Je te bois et tu me bois.
    Je t'aime.
    Encore, nos cris, télescopés.
    Nos pensées s'aiment.
    Nous formons un œuf.
    Au cœur duquel s'ouvrent les mondes.
    Le multivers prend vie dans nos esprits.
    L'orgasme extatique nous saisi.
    Nous partons ensemble, explorer l'infini.

    XI. Segment de manque.

    Pour me glisser à tes cotés,
    Là, au cœur de mes rêves.
    Tendre pensée.
    Encore,
    quelques instants,
    à tes cotés.
    Souffler,
    encore,
    tendre,
    attendre
    encore.
    Atre,
    ta vie,
    à mes cotés.
    Souffler.
    J'aurais mieux fait de ne pas laisser le soleil se briser,
    et sa lumière boire nos âmes.
    A tes cotés,
    dans ce jardin,
    un ange est né.
    Union du désir,
    de deux êtres.
    Un jour viendra,
    le temps s'emballera,
    il apprendra à penser et s'éveillera, en chaque être.
    Le temps est une chimère qu'il nous faut apprivoiser,
    puis mettre à mort.
    Car le temps a en lui, la vie.
    Et celui qui ne la bois pas,
    meurt dessécher.
    J'ai ma tête pleine,
    de pensées,
    qui a fini enfin,
    par se faner,
    pour laisser,
    d'autres pousser,
    à tes cotés.
    La vie peut ensemencer l'univers.
    A condition de la laisser,
    vivre au delà de soi,
    comme dans un rêve.

    Un être s'éveille en soi,
    Quand on n'y pense pas.

    C'est une pensée si fragile,
    qu'il vaut mieux
    ne pas tomber dessus.

    Elle est endormie.

    Attendre, encore.
    Je n'ose pas là réveiller.
    Je reste à ses cotés, la vie durant.
    Un temps pour s'aimer.
    Et la laisser pour qu'elle s'éveille
    Abandonnée
    Nos ames unis
    Ont engendré
    Un être est né
    De nos pensées
    C'est un monde où j'aimerais aller
    C'est un rêve
    Que je ne veux pas oublier.
    J'ai un jour réveiller
    Le souvenir de ma vie passée
    A me fanner
    Comme une fleur des pensées
    Jusqu'à mon dernier souffle, j'ai envie d'être à tes cotés
    Ton souffle Tendre encore


    XII. Ailleurs.

    8

    Elle devient, si proche, qu'elle se fond, en moi, c'est comme si je n'arrêtais plus de la rencontrer.
    Salvia, me traverse comme une pulsation.
    Des silhouettes indistinctes viennent se pencher sur nos corps endormis.
    Leurs visages scrutent l'avenir dans nos yeux grands ouverts, nous, nous sommes ailleurs.

    Ailleurs est Infini.

    7

    J'accompagne mes pas, dans chaque univers. Mais vu de l'intérieur, aucun n'est surprenant, tous semblent aussi factices que celui d'où nous venons. J'essaie, l'un après l'autre, tous ceux qui se présentent à moi. Comme un courant, une conscience, qui se déploie. Puis, quelque part au cœur de cet Infini, je découvre d'où je viens.
    Je découvre qui je suis.

    6

    L'Ed end est un instant, l'instant de grâce, fragile, la clef de voûte d'une vie.
    Un instant merveilleux, où l'on peut s'abîmer, et goûter cet instant, c'est connaître la mort, c'est quitter le temps. Je cherchais l'Infini et j'ai trouvé l'Unique.

    5

    Enfant mort né

    qui s'est imaginé un univers.

    Un chœur de chiens morts : De ma vie est né un univers. Mais tu lui manques tant.


    4

    Derrière moi résonnent mes pensées.
    Elles s'agitent par vagues.
    Comme un pantin dans la main d'un marionnettiste, je prend mon envol ou plutôt,
    je m'arrache tant bien que mal à la fange, grotesque deus ex machina, agité de soubresauts, assailli de doutes.
    Si l'on ne sait pas qui l'on est, il est dangereux d'être son propre esclave.
    Je me suis conduit à la mort, comme on se conduit à une fête. Au bord de la nausée. Avec l'envie qui s'éveille en moi. Au milieu des relents d'autres fêtes passées. Insatiable et assoiffée. Sans lendemain. Elle s'apprête à se jeter dans le miroir. Ce rêve brisé. Et de chaque coté par milliers ses éclats, spores féconds, vont leur chemin.
    Seul je suis prisonnier, du souvenir d'un rêve, que tous ont oubliés.
    Je suis celui qui fut pour qu'ils ne soient plus. Je suis celui qui n'est plus pour qu'ils soient.
    Ce monde est né de la mort. L'humanité haït ce dérèglement sublime qu'on appelle liberté.
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